L'église Saint-Pierre de Montmartre fut construite, à la même époque, à la place d'une basilique mérovingienne datant du VIème siècle, dédiée à Saint-Denis. Elle était partagée en deux zones séparées, l'une pour les religieuses et l'autre pour le village qui se développa autour du couvent. Il s'agit de l'église actuelle plusieurs fois remaniée et reconstruite.

L'abbaye déménagea en 1686, à peu près à l'emplacement actuel de la place des Abbesses et, de l'ancienne, ne subsista que l'église Saint-Pierre qui devint celle du village, bien qu'appartenant toujours au couvent.

L'abbaye fut fermée en 1790, vendue en 1794 puis démolie.

Histoire du terrain et de l'immeuble

Des terres rurales à l'immeuble parisien.

Le terrain sur lequel est construit l'immeuble du 120, boulevard de Clichy est issu d'une série de regroupements de propriétés suivis de morcellements, de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle.

Le regroupement de plusieurs parcelles

Le 4 mars 1789 un certain Jean Cheradame acquiert un terrain de Madame Michelle Rocher, veuve de Louis Picard.

Nous sommes donc à la veille de la Révolution : l'ouverture des Etats Généraux a lieu le 5 mai 1789.

Puis, le 4ème jour complémentaire de l'an V (20 septembre 1797), il achète un autre terrain, limitrophe du précédent, aux époux Nicolas Goullet et Marie Louise Cadot.

On est alors au milieu de la période du Directoire, Première République Française, qui se terminera par le Coup d'état du 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799) instaurant le Consulat, avec comme Premier Consul, Napoléon Bonaparte.

Enfin, la troisième portion du terrain, provenait de la Ferme Générale, acquise au Bureau du Domaine National du Département de la Seine, suivant procès-verbal dressé le 14 Messidor an IV (2 juillet 1796), contenant adjudication au profit de Monsieur Belhomme qui en a passé déclaration de command (personne au nom de laquelle on se porte acquéreur) « au profit de Monsieur Cheradame, le 17 Fructidor an IX (4 septembre 1801) ».

Rappelons que la Ferme Générale fut supprimée par l'Assemblée Constituante en 1791.

D'après le Cadastre Napoléonien (1808-1825), il s'agit de parcelles encore largement rurales, pratiquement non construites, mais qui commencent à être modifiées par l'apparition de parcelles plus petites le long des voies. Le lieu-dit passe du nom de « La Renardière » à celui de « Le Cimetière ».

Une des héritières de Jean Cheradame, (pour 1/5ème d'après l'inventaire du 16 thermidor an X, autrement dit du 4 août 1802), Marie Cheradame est l'épouse d'Alexis Pigeon, propriétaire, demeurant rue de la Tour d'Auvergne à Paris.

Le couple Pigeon acquiert par adjudication le reste du terrain le 12 février 1806. Leur fils, qui porte le même prénom que son père, lui-même propriétaire demeurant rue Ménard à Paris, est le seul héritier de sa mère (on ignore la date de décès de celle-ci).

Le père et le fils vendent le bien par licitation amiable à Claude Hollier, célibataire, marchand de bois demeurant à Clichy La Garenne et à Louis Bertin, marchand de bois, et son épouse, qui habitent rue Saint Lazare à Paris. La date de cette vente n'est pas très claire : 20 juillet 1934 ? 1826 ?

La surface du terrain est d'environ 3207 m².




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